Episode Defmul 1er en formation de jugement

Posted on 16 août 2011 par

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C’est la dauphine qui présente le réquisitoire. Réquisitoire alambiqué mais sans alcool (dans cette affaire particulière cependant, peut-être pas d’alcool, mais un peu d’herbe ne m’étonnerait pas) bien dans le style qu’affectionne Defmul 1er. Ce réquisitoire est consultable à cette adresse :
"Saine critique ou vaine provocation ? à propos du ramadan"

Ce réquisitoire nous explique donc que la critique du Ramadan est une possibilité dans un monde philosophique idéal, mais qu’elle est interdite dans la vie quotidienne et très éphémère des humains qui n’en sont pas encore au stade du Nirvana (avec 72 vierges à la clé). — que les bouddhistes me pardonnent cette moquerie —

Les accusés ont un passé — comme pour DSK, devant ce tribunal de la nobserverie, on juge non pas en fonction des faits qui sont reprochés, mais en fonction de ce qu’on pense subjectivement du comportement passé de l’accusé —. Et pourtant quand on lit précisément l’article dont il est question dans la procédure, rien de répréhensible. Peut-être par prudence, mais dans un Etat de droit, on n’a pas à juger les intentions supposées.

Oui mais voilà, la nobserverie n’est pas un Etat de droit. A un des jurés qui observait :

« "Mais je veux mener tel important combat avec mes frères humains, pas sans eux."

Je ne vois quoi, la critique de certaines pratiques religieuses anachroniques (et il faut bien le dire souvent rétrogrades) de la communauté musulmane devrait elle nuire à "vos "(et aussi "mes ") frères musulmans.

Pensez-vous que lorsque les non-chrétiens critiquent certaines positions de Benoit XVI , ils excluent les catholiques de ce combat contre l’obscurantisme ? Ou souhaitent-ils contribuer à alléger la rigidité de certaine de leurs positions. Fort de ces critiques, certains catholiques expriment eux-mêmes leur désapprobation de certaines positions du Vatican et le débat devient constructif sur des sujets de société telles que l’homosexualité, la contraception ou l’euthanasie qui évoluent doucement au sein d’une partie de l’église.

Pourquoi n’en est-il pas de même avec l’islam ?

Pourquoi ne pas vivre ,en effet, dans un monde où nous serions tous frères ? C’est un beau programme, mais pour y parvenir, il convient de braver tous les obstacles qui en empêchent la réalisation.
Si la xénophobie est une menace pour cette fraternité, la tentative politique d’imposer des pratiques religieuses d’un autre âge avec l’intolérance aux autres religions et à l’athéisme qui en découle me semble aussi de nature à empêcher cette fraternité dont l’ennemi n’est pas que d’un côté ; ce qu’il faut aussi parfois avoir le courage de souligner sans se réfugier derrière le paravent trop commode de l’anti-islamophobie. »

la dauphine rétorque :

« Vous me paraissez nouvelle venue sur la blogosphère, du moins sur le blog de l’avis sauve ainsi que sur le mien. Vous en ignorez tout l’historique, je crois.
J’aurais spontanément telle réponse : investissez-vous d’abord honnêtement sur ce blog, lisez aussi tout de même un peu dans la masse des notes et des commentaires pour vous faire une idée personnelle, et puis, on en reparle.
Vous épinglez ma dernière phrase, certes un peu trop "littéraire", je suis bien d’accord. Mais tout de même, derrière, il y a un brin de pensée. (…) »

suivi d’un charabia d’initiés à la « logique d’argumentation » et à la « dynamique d’élucidation ».

Voilà comment vogue la justice dans la nobserverie. Car comme commente sous ce réquisitoire Leperse, un grand connaisseur de ces choses : « méfie-toi du musul. Il n’y a pas pire fourbe ».

Je sais, c‘est de l’humour, mais gaffe car Defmul 1er n’entend pas l’humour.

 
 
 

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