Le bailli qui cherche les milliards de son seigneur

Posted on 24 octobre 2011 par

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Il est ennuyé le bailli du vénéré(*), son Seigneur a promis à son Suzerain que la vente du bouclier fiscal lui rapportera entre 10 et 15 milliards d’euros par an, ce qui permettrait de payer les grosses retraites des chevaliers soixante-huitards qui se sont si bien battus pour lui pendant plus de 30 ans pour laisser un pays florissant à leurs enfants et petits-enfants, sans déchets, sans dettes et avec des ressources illimitées.

Le bailli croit bien sûr à la possibilité de la multiplication des pains, mais quand même il faut avoir une grande foi pour croire que cela puisse se reproduire au profit de son Seigneur. Déjà que la production de laine de l’année prochaine des jeunes moutons a été vendue à 85% par anticipation sur le marché financier à terme. Et puis y-a la fée qui affirmait pouvoir faire beaucoup sans augmenter les taxes, et le régisseur qui n’avait pas le courage d’affronter le Seigneur pour lui expliquer que ce n’était qu’enfumage.

C’est donc à lui, dans cette atmosphère de fin de règne et de caisses plus que vides, que revient la mission de trouver un acquéreur du bouclier fiscal prêt à payer 10 à 15 milliards d’euros par an. Or en faisant le tour de tout l’empire, il n’a pas trouvé d’acquéreurs qu’à moins d’un milliard d’euros.

Il va falloir qu’il explique à son Seigneur que faire payer les riches, non seulement c’est une révolution au royaume de Sarkoland ce sur quoi tout le monde est d’accord, mais qu’en plus ça ne rapporte pas autant qu’il peut le croire. Surtout depuis que la fée s’est faite renverser de son piédestal, par un mou de la main gauche en plus, et que les Désirs d’Avenir se sont effondrés.

Il est vraiment ennuyé le bailli, car il connaît le comportement de soupe au lait de son Seigneur dès qu’il se trouve confronté à une contrariété. Il est bien capable de conduire ses écuyers et ses hommes d’armes pour quelque massacre sans risque contre un village de vilains. Il l’a déjà fait.

 
Explication sur l’enfumage de Sa Seigneurie, ici :
"Retraite : comment faire payer les riches"

et puis sans honte de son ignaritude, Sa Seigneurie qui affirme que les dettes laissées à nos petits-enfants, c’est pour leur bien, citation exacte :

« Vous me citez ici "lili". Bien sûr !… et à la limite beaucoup ressentent cela qui ne font pas grève ou qui ne le peuvent pas. C’est leur droit. Mais là où Lili se trompe, et vous le savez bien, c’est sur l’hénaurme bourrage de mou qui veut faire croire, et elle y a cru, que (je la cite) "et puis de tout façon il va bien falloir trouver de l’argent pour les retraites futures pensez a vos enfants". Justement Lili, c’est à NOS ENFANTS que nous pensons et qui déjà se battent aussi (ils sont quadragénaires, quinquagénaires) et à NOS PETITS ENFANTS. Pour nous… c’est joué. »

Non c’est pas joué, on peut encore taxer les grosses retraites de ceux qui n’ont pas cotisé en proportion des retraites qu’ils perçoivent aujourd’hui. Explication ici :
"Déficits Sécurité Sociale, pourquoi taxer les riches retraités ?"

Sa Seigneurie serait socialiste ? Et bien j’ai mal à mon socialisme.

 
Mais qui donc est le dindon ?

 
(*) Le vénéré est le Ségolien le plus populaire de la nobserverie, à l’opinion fluctuante sur la liberté d’expression en fonction des contingences, et aux conceptions très personnelles sur les insultes et diffamations qui parcourent ladite nobserverie et auxquelles il ne néglige pas de participer. Retrouvez ses vaquatitudes (vaquatitude : antinomique de fainéantitude, l’attitude de celui qui vaque à différentes occupations : jardinage, humanitaire etc. mais surtout achat de journaux à lire au bord de sa piscine privée) sur Caquebook, le réseau social dédié aux bisounours hébergé par le service de réseautage blogs.nouvelobs.com.

petit exemple de lecture sur Caquebook : «  Rentré de la région toulousaine, ayant vaqué… (entre autres les arrosages indispensables, surtout dans notre sable sans capacité de rétention d’eau)… Donc ayant vaqué, j’ai allumé ma bécane, mis à jour ma boîte à lettres "électronique" et j’ai cliqué Nonobs, le trac. Et j’y ai découvert ce post de l’ami… », ou bien : « nous avions ce soir des amis et un couple de Chinois de Chine et une interprète chinoise (…) je verrai des infos avant d’aller me pieuter… ».

 
 
 

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