L’arbitraire de la censure délocalisée

Posted on 25 juin 2012 par

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Laurent Joffrin connaît-il la charte de modération de la nobserverie(*) dont la surveillance a été sous-traitée à Netino qui a délocalisé cette activité dans nos anciennes colonies francophones du Mali et de Madagascar (et aussi au Maroc, mais pas pour le Nouvel Observateur dont on connaît les démêlés avec la censure de ce pays) ?

Cette charte donc s’applique à tout nobserveur(*) et tout nobservant(*) commentateur tout en restant occulte : ses prescriptions n’ont jamais été publiées. Ce qui permet l’arbitraire et la discrimination dans son application affirmée par le patron des censeurs ( Monsieur Jérémie Mani) mais qu’on ne peut que supposer par rapport à un texte indisponible pour les surveillés.

Cette charte peut cependant être partiellement reconstituée grâce à quelques échantillons d’application : elle sanctionne par exemple les propos irrespectueux envers une religion ou politiquement incorrects, voire tout simplement leur « forme potentiellement diffamatoire ».

Et la forme insultante aussi est proscrite. Et par exemple le mot "caniche" appliqué à un homme ou une femme politique serait insultant, explication ici.

Et justement c’est ce mot interdit dans la nobserverie qu’utilise Laurent Joffrin pour qualifier David Cameron : « Mais faut-il vraiment s’émouvoir des aboiements d’un caniche de la City ? » dans un article dont le titre serait également immédiatement censuré par les équipes de Netino (et même sans doute aussi par la modératrice de jour) :
"Fuck Cameron !"

Ce billet sera-t-il censuré sur la site du Nouvel Observateur ? Qu’il ne le soit pas serait un précédent, un revirement de censurisprudence.

 
(*) Terminologie :
la nobserverie : la ménagerie des blogueurs de NouvelObs.com
nobserveurs : teneurs de blogs, nobservants : visiteurs

 
 
 

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