L’art et la manière d’un contemplatif

Posted on 17 novembre 2012 par

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Où l’on voit un contemplatif écraser un azimuté qui passait sur sa route.

Le gentil contemplatif — gentil de gentilis comme gentilhommière, de préférence avec piscine, et non de gentiles c.-à-d. païen — qui n’était alors pas encore le contemplatif vénéré, circulait dans une campagne pleines de petites routes détournées pour profiter de beaux paysages sur les conseils de sa maîtresse, armé de son nouvel appareil enregistreur (appareil photographique et non pas appareil auditif, malheureusement pour la suite).

Il croisa quelques gros gibiers que la maîtresse lui dit appartenir à des espèces protégées. Donc il supporta les diarrhées verbales de l’un et les crottins de l’autre. Puis vint un nouveau gibier, une sorte d’OGM dans cette campagne accueillante. Et là la maîtresse lui raconta que celui-ci était un nuisible, abattage autorisé voire conseillé.

Alors il accéléra et par un coup de volant bien ajusté il lui passa sur le corps. Il fit ensuite demi-tour pour observer les dégâts et lui écrasa (malencontreusement ?) les orteils.

« Oooh, excusez-moi d’avoir endolori vos orteils lui dit-il ». Comme le gibier nuisible lui faisait entendre que le bobo aux orteils était bien peu de chose par rapport à ses tripes qui s’étalaient sur la chaussée, le chauffard contemplatif lui répondit que c’était déjà bien beau qu’il s’excusa pour les orteils, que c’était largement suffisant, que pour les tripes il était alors sous influence (de qui ou de quoi, il ne le dit pas) et que de toute manière le gibier nuisible le méritait bien.

« Maintenant que vous avez mes excuses pour les orteils, vous n’allez quand même pas me harceler pour vos tripes ! » lui dit-il.

 
Ne ratez pas le prochain article explicatif :
"Droit de réponse refusé chez Pyroman"

En attendant vous pouvez aussi lire ceci :
"Censure et harcèlement, lu sur le blog levenere.blogspot.fr"
et les liens qui y sont référencés.

 
 
 

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