Justice au Caquedrolistan, à la manière de saint Louis sous son chêne

Posted on 23 juillet 2013 par

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Sa Seigneurie a quitté les bords de sa piscine et siège sous son pin landais pour rendre la justice, protéger son fief et ses sujets, et assurer le bon ordre de son domaine.

Il est reproché à l’accusé un crime de lèse-vénéré consommé par l’écriture de commentaires dégueu qui démontrent l’abjection de son auteur.

Dame plumée développe l’accusation :

« Votre seigneurie, je vais expliquer clairement le propos du vilain et infidèle j.michel que vous jugiez sibyllin. Mais qu’est-ce qui s’est passé en fait sur votre blog par les soins de JM ? Il a carrément mis en doute que la mère d’Abou soit passée par Auschwitz. Rien moins que cela. C’est anodin cela ?

Certes votre Seigneurie ne l’a pas souhaité, mais voilà ça a été posté chez vous : un type vient mettre en doute chez vous l’authenticité du témoignage d’un blogueur – qui l’obsède depuis des mois – sur l’incarcération de sa propre mère à Auschwitz. Etait-ce un détail, une broutille ? »

Accusation enregistrée sous la cote c384658 dans le dossier caquedrole.blogs.nouvelobs.com/archive/2010/09/20/la-dette-envers-les-francais-ou-quand-enfin-un-ou-une-candid.html

Puis l’écuyer Abou de Latrain témoigne :

« Non, mais c’est pas grave, Dame plumée, je te jure!
Il a le droit, c’est ça le truc, il a le droit de douter, c’est "légal".
Il a même le droit de continuer en disant que j’ai la "sagesse" de ne pas répondre (ce qui laisserait entendre bien lourdement que je suis un imposteur, et que donc je ferme ma gueule)
Moi je ne suis pas là pour répondre à ses questions, ses fausses questions naïves
C’est un fin limier n’est-ce pas?
Eh bien qu’il la cherche ma mère… »

Témoignage enregistré sous la cote c384667 dans le dossier caquedrole.blogs.nouvelobs.com/archive/2010/09/20/la-dette-envers-les-francais-ou-quand-enfin-un-ou-une-candid.html

Puis s’adressant à l’accusé :
«  Hé l’alièn! puisque c’est ainsi que tu te désignes
Quand j’écris « mauvais allen… casse-toi tu pues! » et que toi tu ne reprends que la deuxième partie de la phrase pour t’en offusquer, c’est pour économiser l’encre?
Tu vois que tu es vraiment un faux-cul
… ou très très bête, si tu ne comprends même pas le truc! »

Invective enregistrée sous la cote c384671 dans le dossier caquedrole.blogs.nouvelobs.com/archive/2010/09/20/la-dette-envers-les-francais-ou-quand-enfin-un-ou-une-candid.html

Alors sans donner la parole à l’accusé, sa Seigneurie délivre sa condamnation :

L’accusé est convaincu d’avoir proféré ici comme ailleurs des propos dégueu qui démontre son abjection, et sera par conséquent banni du Caquedrolistan.

Le vilain condamné demande alors :
« Sa Seigneurie, juge de mes saillies, peut-elle dans sa vénérée bienveillance m’accorder le droit de connaître les propos que j’aurais tenus et qui me valent tant d’infamie ? »

Et S.S.S lui répond :
« Notre volonté est de vous condamner pour votre esprit trop blasphématoire dans notre pays. Dame plumée qui est suffisamment légère pour que nous la croyons a raison de vouloir votre condamnation pour tous les méfaits et malfaisances qui vous sont reprochés. Et vous connaissez la charia en vigueur dans notre seigneurie : la question pour obtenir des aveux a été abolie, et depuis nous n’avons plus besoin ni d’aveux ni de preuve pour prononcer des condamnations selon notre bon vouloir si nous en décidons ainsi.

Votre demande de prendre connaissance du dossier d’accusation est donc rejetée. »

Un observateur neutre dans la foule explique discrètement à son voisin :
« Logique qu’il refuse de montrer le dossier d’accusation, il est vide sur les propos que le condamné aurait tenu ici et ailleurs, totalement vide, tout est invention d’un drôle de Caque. »

 
Suite à ce jugement, le condamné exigeant la communication de son dossier pour connaître les propos qui lui sont reprochés et qui ne lui ont pas été communiqués, sera répertorié comme l’"azimuté" de la nobserverie, et traité comme tel en cas de récidive, avec peine plancher etc..

Et depuis, le vilain — en réalité une sorcière comme son futur avocat le révèlera plus tard — crie son innocence et continue à écrire depuis son asile  pour qu’on lui cite les propos exacts qui lui ont valu tant de déshonneur dans la nobserverie.

 
Sur le même sujet :
"Petites histoires à la Cour de Defmul 1er"

 
 
 

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