Pour Netino le modérateur de L’Obs, plaisanter sur le paradis est injurieux

Posted on 28 août 2015 par

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Voici le texte censuré sur le site de L’Obs anciennement le Nouvel Observateur pour le motif notifié de "Blagues injurieuses" (28/08/2015 16h08) :

Sarkozy entre paradis et enfer….

Sarkozy meurt accidentellement… En haut, il est accueilli par Saint Pierre aux portes du Ciel.

– Bienvenue au Paradis, lui dit saint Pierre. Cependant, avant que tu t’installes, nous devons régler un petit problème. Nous voyons si rarement des Libéraux ici que nous ne sommes pas certains de ce que nous devons faire de toi.
– Pas de problème, laissez-moi entrer ; je suis un croyant.
– Je voudrais bien, mais j’ai reçu des ordres du Grand Patron en personne. Il veut que tu passes un jour en Enfer et un jour au Paradis. Tu devras ensuite choisir l’endroit où tu voudras passer l’éternité.
– Oui, mais j’ai déjà décidé, je veux rester au Paradis.
– Je regrette, mais nous avons nos règlements.

Saint-Pierre conduit Sarkozy vers un ascenseur qui le conduit en Enfer.

Quand la porte s’ouvre, il se retrouve sur un magnifique terrain de golf tout vert, le soleil brille dans un ciel sans nuages et il y fait un parfait 25 degrés. Au loin se profile un superbe club house. A l’avant de l’édifice se trouvent son papa ainsi que des centaines d’autres libéraux qui l’ont aidé au cours des années,

Toute la « gauche Caviar » est là aussi ; tous ces beaux personnages s’amusent, heureux et habillés de façon élégante mais décontractée (Dior, Versace, Armani, etc.). Ils accourent à sa rencontre, l’embrassent et se mettent à brasser leurs souvenirs d’antan quand ils se sont enrichis aux dépends des « camarades » et des « chers électeurs »

Ils jouent une petite partie de golf amicale et dînent au homard et au caviar. Le Diable s’approche de Sarkozy avec une consommation glacée.

– Bois donc ce Margarita et relaxe toi un peu, Sarkozy !
– Euh, ben, je ne peux plus boire, j’ai fait une serment, dit Sarkozy, déprimé.
– Voyons, mon garçon, c’est l’Enfer ici. Tu peux boire et manger tout ce que tu veux et ne pas t’inquiéter de quoi que ce soit. À partir de maintenant, ça ne peut qu’aller de mieux en mieux !

Sarkozy bois son cocktail et commence à trouver le Diable de plus en plus sympathique. Il est gentil, raconte de bonnes blagues, aime aussi jouer de bonnes blagues, etc. Ils s’amusent tellement qu’ils ne voient pas le temps passer. Arrive pourtant l’heure de partir. Tous ses amis le serrent dans leurs bras et Sarkozy prend l’ascenseur qui monte vers le Ciel.

Saint-Pierre l’attend à la sortie de l’ascenseur.

– C’est maintenant le temps de visiter le Ciel , lui dit le vieil homme, en ouvrant la porte du Paradis.

Pendant 24 heures, Sarkozy doit frayer avec une confrérie de gens honnêtes, bienveillants qui conversent de sujets beaucoup plus intéressants que l’argent et qui se traitent l’un l’autre avec courtoisie. Pas un seul mauvais coup ou une seule blague plate ou cochonne parmi eux ; pas de « club house » mirobolant mais un resto ordinaire où cependant la nourriture y est excellente même s’il n’y a pas de homard ou de caviar.

Etant donné que ces gens sont tous pauvres, il ne rencontre aucune connaissance, et il n’est pas reconnu comme quelqu’un d’important ou de spécial !

La journée terminée, Saint Pierre revient…

– Alors, Sarkozy, tu as passé une journée en Enfer et une autre au Paradis. Tu dois maintenant choisir. Sarkozy réfléchit pendant une minute et répond ensuite :
– Bien, je n’aurais jamais pensé faire ce choix ? Hum ? Bon, je trouve le Paradis « intéressant » et tout mais néanmoins je crois que je serais plus à l’aise en Enfer avec mes amis. Saint-Pierre escorte Sarkozy jusqu’à l’ascenseur qui descend jusqu’en Enfer.

Les portes de l’ascenseur s’ouvrent et il se retrouve au beau milieu d’une grande plaine brûlée et stérile, couverte de vidanges et de déchets toxiques industriels. Il est horrifié d’apercevoir tous ses amis, en guenilles et enchaînés tous ensemble, qui ramassent des déchets pour les mettre dans des grands sacs noirs. Ils gémissent de douleur, se plaignant de leur supplice, leurs mains et leurs visages noirs de saleté.

Le Diable s’amène, mettant son bras autour des épaules de Sarkozy.

– Je ne comprends pas, balbutie Sarkozy en état de choc, lorsque j’étais ici hier, il y avait un terrain de golf et un « club house » ; nous avons mangé du homard et du caviar et nous nous sommes soûlé la fraise. On s’est envoyé en l’air comme des lapins et on s’est tous follement amusés. Maintenant, je ne vois qu’un désert rempli d’immondices et tout le monde a l’air misérable.

Le Diable le regarde, lui sourit sournoisement et susurre à l’oreille :
– Hier nous étions en campagne électorale ; aujourd’hui, tu as voté pour nous !